vendredi 24 avril 2020

FEEL LIKE SHIT POEM (ou blues des menstru)

on ne parlera de moi dans aucune belle chanson
cest pas personnel cest peut-être parce que mon nom
est zéro radiophonique
ou parce que moi même j'ai aucune idée fixe
de ce que jveux pour vrai bin loin
jtencore toute seule dans mon ptit coin
a fixer le vide, a demander des réponses
a commander sans répis dla dompe
chaque petite joie se traduit par le bruit du facteur
dun sac dla poste d'ups de purolator


j'ai pu de voix pour m'écouter parler
j'ai jamais été le genre de fille a s'isoler
mes oreilles ne servent plus a t'entendre
j'ai jamais été confrontée a devoir prendre
le temps de prendre le temps
pis pas pouvoir me faire de plans
parce quon sait jamais peut-être 
que ca sera pu jamais moins frette
que présentement dans mon coeur
pls come back chaleur

mardi 3 mars 2020

6 ans plus tard pis toute

C'est tout moi. Je commence quelque chose, et je l'oublie la pendant 6 ans pour y revenir inspirée, volontaire et quand même déterminée.

Je procrastine ma vie plus souvent qu'autrement, je suis distraite par les trucs qui attirent mes yeux, des fois c'est juste le plafond. Je ne ferai pas l'étalage des six années qui séparent mon dernier billet a celui ci car ils appartiennent tous deux à deux vies différentes, qui se rejoignent par une seule et même madame. Mais pour faire un topo longshort la vie étant ce qu'elle est, wild et imprévisible, je suis passée d'une maman à la maison qui vivait en surface une vie parfaite rongée par l'anxiété à ce qui s'apparente à une maman au bureau qui est épanouie dans sa vie.

J'ai défoncé des barrières que je croyais impénétrables de manière magistrale. Je me dois beaucoup d'excuses, j'apprend encore à me flatter et à prendre ce qui m'appartient. Dans un contexte social, j'ai appris énormément de la scène que je regardais toujours de loin sans m'en emparer, alors que j'en rêvais. J'irais jusqu'à dire que le théâtre, ensuite l'impro ont sauvé mon âme. Le concret qui a agi en tant que thérapie. Les antidépresseurs aussi ont fait du bien, tho HAHA.

Non mais pour vrai, à quel point on sait pas ce qui nous attend le lendemain?  Je serai toujours bien placée par expérience pour vous dire que rien n'est inaccessible. J'aimerais pouvoir envoyer un message à Jess moins six ans: Ton état mental, il est temporaire. Ta situation financière l'est aussi et oui, des gens t'aiment et t'estiment. Même que je crois que tout le monde t'estime plus que toi tu t'aime et que guuuuuuurl you rock. Tu vas passer au travers les pires étapes de ta vie dans les prochaines années et tu vas en sortir plus forte, plus belle, plus heureuse. Et plus tu vas t'aimer toi même, plus les autres vont t'aimer en retour. Ne fait plus rien pour faire plaisir aux autres si ta voix intérieure te chicane. Aie pas peur de te barrer les pieds, aie pas peur de parler, t'exprimer, froisser, te défendre. Et de grâce, entoure toi des bests et chérit les. Donne du temps et de l'amour à ceux qui en méritent, et soit patiente car l'attente vaut souvent les plus belles surprises. Plus que tout TRUST YOURSELF.

à la prochaine.

vendredi 18 avril 2014

up and down, movin' on the round.

C'est le fun !!
La neige commence a fondre, on laisse une craque de fenêtre parce qu'il fait chaud, le soleil nous enjolive !
J'ai rien écris depuis fin janvier. Le pire c'est que je crois que d'avoir écris ça, de l'avoir dévoilé, ça m'a fait du bien.. j'ai donc pu mettre une pause a mon projet sans y penser chaque jour de ma vie.

Fait que c'est ça, depuis que j'ai décidé de me confier à un blog j'ai fait pas mal de chose, à part écrire dans ledit blog. Je pense que c'est parce que presque tout va bien dans ma vie. C'est l'amour avec mon p'tit chum, ma grande fille est si gentille et se développe parfaitement, j'ai des relations harmonieuses avec tous les membres de ma famille, je finis de payer mon auto dans un mois.. Ouin presque tout va bien.

Je ne sais pas comment l'aborder, j'ai aucune idée comment ça va sortir. C'est magique parce que je pourrai l'éditer une fois terminé.

J'ai l'impression que mon humeur me chie dans' face quand tout va bien. C'est comme si mon cerveau faisait genre "HEY! t'as pas de problème? on va t'en trouver un.."

J'ai rendez-vous avec quelqu'un qui évalue les futurs patients des psychiatres cette semaine. Parce que j'étais sur une liste d'attente suite a une demande de mon médecin de famille à qui j'avais parlé de mon humeur changeante, de mes distractions, et de mes problèmes d'émotions. J'ai omis le précieux détail de mes antécédents en crises de panique qui jadis m'ont pourrit la vie et m'ont fait sentir comme la pire plate/braillarde de la planète.
Mais c'est pas grave, je vais rencontrer un spécialiste bientôt.

Quand c'est rendu que t'as envie de brailler dans tous les évènements heureux, que tu deviens la personne agoraphobe/parano a chaque fois que tu va dans un endroit ou y'a plein de beau monde heureux, quand la seule pensée d'avoir une conversation avec une nouvelle personne te terrifie, t'as l'impression que tout le monde te juge et te regarde ..

Mais que dans le même mois tu peux être la personne la plus sociable, extravertie, confiante, épanouie...

Hier soir, j'ai vécu quelque chose de similaire à la première personne que j'ai décrite. Ça faisait des années que j'avais pas vécu ça de cette façon là, devant les gens.
J'étais en bonne compagnie dans un bar achalandé où tout le monde semblait avoir bien du fun. Je dirais presque trop de fun. Ça m'a pris. Je suis devenue bouillante, j'avais de l'eau qui me coulait dans le dos. J'avais de la difficulté a respirer, j'entendais mal, en fait j'entendais juste les mille voix en même temps qui riaient, criaient.. mais pas mes amis.. Je me sentait mal mais de manière coupable. Je ne voulais pas passer pour une folle/plaignarde pis j'avais également envie de penser à moi, ce qui me réussit depuis quelque temps, ce que je fais depuis trop peu longtemps. J'ai réussi a estomper la crise, mais je ne me sentais pas mieux.
J'étais déchirée entre le parraître et le bien-être.
Parce que j'ai pas le goût de faire des crises, j'ai pas le goût que les autres les vivent, j'ai pas le goût de me priver de faire des activités, j'ai pas le goût qu'on m'invite pu par peur que je fasse une autre crise... je veux vivre normalement comme la deuxième personne que j'ai décrite.

Et puis tout à coup ça va mieux et c'est bizarre.

Parce que quand ça va mieux, ça va vraiment mieux et j'oublie. J'ai tellement de plaisir dans ce temps-là!

Je ne me souviens alors plus de rien de ce qui s'est passé quand ça allait pas. Ni ce que j'ai dit, ni ce que j'ai ressenti, ni rien. Ça va juste bien. Alors vu que je sais qu'après avoir publié ça je vais me sentir mieux, j'ai écrit ça pour m'en rappeler et essayer d'arrêter de me tourner ça sans cesse dans la tête pour ne pas oublier de savoir quoi dire a mon futur psy. Je veux m'aider, mais j'ai peur d'avoir un faux diagnostic, genre. Gne.

Et c'est là que je me rends compte que j'ai pas écrit la moitié de ce que j'avais a dire mais que j'ai pu de temps, pis qu'anyway c'est bien assez long comme billet. Je n'ai rien édité parce que ça m'tente pas. Je réécrirai la prochaine fois que ça ira presque bien. Salut.

mercredi 29 janvier 2014

Papapillons.

Bon, ça m'est encore arrivé ce matin. J'ai fait ma perpétuelle crise d'identité, mon grand classique d'éternelle peine reliée a mon manque de paternel, du désir profond et apparemment inatteignable de connaître ma famille biologique. Esti que je ne parle jamais de ça publiquement.

C'est sur que ça part de quelque part. On dit que tout part de soi, ma manie de rendre ça tabou pis moi. Depuis que je suis petite faut pas parler de ça, c'est un secret. Faut pas que ça se rende dans les oreilles des principaux intéressés, d'un coup qu'ils voudraient savoir quelque chose de moi. À moins que ça parte de l'idée contraire soit de me protéger contre le rejet. Dans le fond, j'ai peut-être inconsciemment créé cela moi-même et que mon manque d'estime part de là... je ne le saurai probablement jamais.

J'ai créé ce blog pour en parler. Je vais m'auto-psychanalyser, et si je mets ce billet en ligne vous pourrez faire pareil si cela vous chante. Parce que si j'en parle pas je vais exploser. Parce que j'ai pas envie de vous faire sentir cheap de pas savoir quoi me dire, anyway, pour plein d'excellentes raisons. Pis j'ai pas non plus envie de brailler ma vie chaque fois que je j'en entends parler. Je veux en guérir. Je dois m'aider.

Ça fait longtemps que j'ai pas copiné avec le concept de blog, je tourne en rond.
Ça fait longtemps que j'ai le goût d'en avoir un.
J'ai l'impression que je vais savoir quoi en faire, et mettre par la même occasion de l'ordre dans mes idées.

J'suis pas tant emo d'habitude. Sauf quand j'y repense. À mon côté extra-terrestre.

J'ai toujours su/cru que j'étais différente de ma famille; On dirait qu'on s'est jamais compris, ma maman et moi. C'est pas faute d'amour, c'est pas faute d'avoir essayé. Et même si c'est pas un besoin vital ( manger-boire-dormir-youknow), j'ai toujours rêvé de le rencontrer mon vrai dad. J'ai pas d'attentes sérieuses. Sauf que j'aurais d'autres frère-soeur. J'ai peut-être trop souvent écouté Parents trap, avec les jumelles incarnées toutes deux par Lindsay Lohan. Mais d'avoir un frère, une sœur, avec qui ça cliquerait bien , qu'on pourrait se visiter, se parler, rire, se comprendre.. c'est comme mon rêve d'enfant qui peut se réaliser. Mais l'envers de la médaille étant également possible, on dirait que ça me cimente les pieds.

J'ai écris ceci et je me sens bien. C'est peut-être le début de quelque chose.




FEEL LIKE SHIT POEM (ou blues des menstru)

on ne parlera de moi dans aucune belle chanson cest pas personnel cest peut-être parce que mon nom est zéro radiophonique ou parce que ...